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Le cadre des certifications professionnelles – un instrument pour la réforme de l’enseignement supérieur?

 

Author - Sorin Eugen Zaharia, Margareta Simona Patriche


 


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1 Pourquoi un cadre des certifications professionnelles est-il nécessaire?

Nous vivons dans la civilisation du savoir. Au moins deux ou trois fois par jour, on entend à la faculté, à la télé ou à la radio, on lit ou on prononce couramment des syntagmes tels que «la société du savoir», «l’économie du savoir», «recherche – développement – innovation» ou «éducation/formation continue». Maintes fois, on entend ou on prononce ces mots dans des contextes différents, mais à chaque fois il y a une liaison avec les notions de savoir, connaissances ou formation. Le contexte le plus fréquent est pourtant celui de la compétition.

Nous vivons donc non seulement dans la civilisation du savoir, mais aussi dans la société d’une nouvelle compétitivité, qui ne s’appuie plus uniquement sur les performances des dernières machines dont se sert une entreprise et que son principal concurrent n’a pas, ou à l’inverse, ne s’appuie plus non plus sur un logiciel performant, parce que le même logiciel est utilisé par tous ses concurrents, mais nous vivons dans une société qui s’appuie sur quelque chose de plus précieux, plus difficile à contrôler et encore plus difficile à gouverner: l’HOMME. L’homme qui travaille dans l’entreprise, dans l’université que je dirige, dans l’équipe qui doit maintenir dans la concurrence une certaine structure, produire ce que la société demande avec une exigence toujours plus élevée.

Mais qui est-ce qui forme cet HOMME, qui l’aide à devenir un patrimoine immatériel de valeur, supérieur à ses concurrents, capable d’envoyer une navette spatiale dans le cosmos, de nous assurer la plus confortable des voitures ou d’achever une construction européenne qui digne de la concurrence avec les États-Unis ou avec d’autres défis asiatiques?

Sans aucun doute – l’école. Mais une école «intelligente», capable d’assurer la ressource humaine du troisième millénaire.

On peut affirmer que l’élément-clé de la civilisation du savoir devient la compétitivité fondée sur le savoir, sur son élément fondamental – «l’HOMME».

On assiste et on participe d’une manière active à une globalisation et une internationalisation concurrentielle: les grandes entreprises fusionnent, tel que Nissan et Renault versus Citroën et Peugeot. KLM et Air France ont fusionné. Airbus est devenu une multinationale européenne qui contre-attaque Boeing. On assiste et on développe l’ainsi-nommé «net-économie», une économie du savoir en réseau. On construit «l’université du savoir», «l’université virtuelle», l’ainsi-nommé «eUniversité», qui ne sont que des formes claires de globalisation universitaire, destinées à soutenir une société du savoir globalisante, concurrentielle et compétitive par la recherche, l’innovation et la formation.

Par conséquent, l’HOMME qui agit dans une telle civilisation a besoin de compétences, beaucoup d’entre elles étant nouvelles ou fort améliorées par rapport à celles d’il y a une décennie. Où commencent à se former ces compétences? Évidemment, à l’école, à l’université, mais pas seulement. De quoi dépendent ces compétences? La réponse pourrait être simpliste, nuancée ou complexe, mais la réponse la plus synthétique semble être: la valeur de «l’école». La valeur de l’école est une notion complexe qui à présent ne dépend plus uniquement de ce qui se passe à l’intérieur de l’école, la valeur de l’école s’explique aussi, en grande mesure, par les partenariats et par l’interaction avec la société.

En outre, les compétences qui commencent, dit-on, à se former à l’école, continuent à se développer également dans le contexte des entreprises ou des structures où travailleront les jeunes diplômés. Les compétences totales/générales d’un employé sont le résultat de la somme des compétences acquises à l’école par la transmission et l’accumulation des connaissances, et des compétences acquises en contexte ainsi que les en entreprises. Cette composition est un processus continu: les périodes de travail en entreprise se relayent avec des intervalles plus ou moins longs où les employés reviennent à l’université pour actualiser leurs connaissances. Ils développent ainsi, sur la base des acquis et des expériences antérieurs, de nouvelles compétences qui peuvent conduire à l’innovation et au développement, en générant de nouvelles exigences pour l’université (figure 1). Nous sommes témoins d’un processus que l’on pourrait appeler développement professionnel continu.

Par conséquent, l’université est obligée en permanence d’actualiser ses curricula, y compris pour la formation initiale, pour faire face aux défis de la société complexe du savoir. L’université entre ainsi dans un circuit de la vie de chaque diplômé, de la société en général, devenant le principal producteur institutionnel de savoir, mais non pas le seul et non pas en solitaire. L’université peut ainsi devenir la clef de la société du savoir, si elle sait bien jouer son rôle, se créer une structure interne adéquate et assurer un processus éducatif de qualité.


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