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Le cadre des certifications professionnelles – un instrument pour la réforme de l’enseignement supérieur?

 

Author - Sorin Eugen Zaharia, Margareta Simona Patriche


 


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On remarque donc comme l’université est en train d’entrer, de plus en plus, dans un circuit continu de la formation propre à la société fondée sur le savoir. L’enseignement supérieur acquiert de nouveaux degrés de liberté qu’il doit utiliser, afin de fournir une éducation et une formation centrées sur l’étudiant, n’importe où et n’importe quand. Pas pour autant «n’importe comment», mais en répondant aux standards et aux attentes d’une société qui promeut la concurrence entre les fournisseurs d’éducation et de formation.

Ce parcours continu des ressources humaines dont nous parlons et dans lequel les universités jouent un rôle décisif n’est pas limité dans le temps et dans l’espace, ne l’est pas plus en ce qui concerne le type des acteurs impliqués: établissements d’enseignement supérieur, entreprises, universités corporatives, ou autres établissements de formation (figure 2). Par conséquent, un étudiant peut commencer ses études universitaires à Bucarest, où il parcourt la 1ère et la 2ème année, ensuite bénéficier d’une mobilité à Paris dans le programme européen Socrates-Erasmus, ensuite faire un stage dans une entreprise en Angleterre et enfin peut finaliser sa formation initiale par un master en Allemagne. L’ouverture offerte par un tel parcours peut aider cette jeune personne à être embauchée par n’importe quelle entreprise en Europe ou aux États-Unis, sans difficultés majeures. Pourtant, pour parcourir un tel circuit de formation, on a besoin de quelques éléments de référence, qui articulent le parcours et lui confère de la cohérence, générant à la fin certaines compétences, capacités et connaissances qui toutes concourent à la définition d’une certification professionnelle.

Une certification professionnelle ne peut pas résulter que de l’intervention d’un seul acteur – l’université, mais elle est le résultat d’un partenariat continu et doit avoir assuré un minimum de cohérence, par l’intervention d’un instrument de liaison et d’harmonisation. Il en résulte ainsi la nécessité d’un organisme qui pourrait être le cadre des certifications professionnelles, tant au niveau national qu’au niveau européen, étant donné les dimensions temporelles et géographiques étendues de la formation (figure 3).

Ce cadre, par la présence des différents types de partenaires, doit être non pas seulement un produit universitaire, mais un produit de la société, non pas un produit statique, mais un produit qui doit refléter en permanence les changements de la société. Il a besoin d’une adaptation permanente, en fonction des besoins et des attentes formulés par le développement de la société, par l’évolution des gens, par leurs conceptions. D’autre part, la société doit créer des structures et des instruments grâce auxquels elle va l’imaginer, réaliser et le gérer efficacement (figure 4).

On a donc à faire à un circuit des compétences à deux dimensions: l’une, horizontale, composée par les établissements qui contribuent à la formation des certifications au même niveau et l’autre, verticale, donnée par la formation sur différents niveaux dans le même établissement. La construction cohérente de ce circuit nécessite une définition correcte de quelques indicateurs ou descripteurs, c’est-à-dire de ce qui s’accumule à la fin de chaque étape, de façon à assurer la continuité et une bonne articulation de la formation. Donc d’une part, que bilan tirer d’une étape, où en est le jeune diplômé et, d’autre part, de quoi a-t-il besoin, de quelles connaissances, aptitudes et compétences, avent de passer á une nouvelle étape.


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