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Le cadre des certifications professionnelles – un instrument pour la réforme de l’enseignement supérieur?

 

Author - Sorin Eugen Zaharia, Margareta Simona Patriche


 


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2 Le Cadre européen des certifications professionnelles (EQF)

Nous avons vu l’importance de la formation générée par les caractéristiques de la civilisation du savoir. En Europe, une réponse à ces défis est l’Espace européen de l’enseignement supérieur, destiné à assurer un vrai développement cohérent, attrayant et de qualité important de l’enseignement supérieur, en accord avec les attentes de la société du savoir.

Dans le circuit du savoir présenté ci-dessus, nous avons vu que l’on a besoin de cohérence, de visibilité et de clarité. Autrement dit, pour la continuité de la formation et du développement d’une carrière, il faut comprendre en quoi a consisté la formation antérieure d’une personne, quelles sont les possibilités de poursuite, sans tenir compte d’où cette personne a commencé et où elle poursuit à présent sa carrière. Un employeur doit comprendre ce qu’un jeune diplômé devrait savoir faire, d’une part pour l’affecter au poste le plus adéquat du point de vue de la compagnie, mais aussi pour donner entiére satisfaction au jeune diplômé, qui peut ainsi maximiser son rendement et bien dimensionner et orienter sa carrière (figure 5).

Cela signifie une définition des certifications professionnelles d’une manière transparente, accessible et bien structurée. Cela signifie aussi une description unitaire des certifications, en termes de résultats de la formation: (connaissances acquis, ce qu’il a appris), aptitudes (ce qu’il sait faire) et compétences (comment il peut faire dans un certain contexte). Cela signifie ce que l’on appelle LE CADRE DES CERTIFICATIONS PROFESSIONNELLES (figure 6).

Depuis des siècles, les organisations commerciales ont détenu, dans beaucoup de pays, le contrôle non seulement sur le droit d’exercer un certain métier, un certain type de commerce, mais aussi sur la façon dont le progrès fondé sur les capacités est défini et conduit. À leur tour, les universités ont, elles aussi depuis longtemps, différentes voies de contrôle et de reconnaissance du progrès, en fonction des acquis académiques: notes, scores, crédits, etc. Ce qui est nouveau en ce moment, c’est l’intérêt des gouvernements pour le développement des cadres compréhensifs, qui incorporent des certifications définies comme des «outputs» de l’école, du travail ou de l’enseignement supérieur.

Un cadre national compréhensif peut être un indicateur de l’identité nationale en termes de certifications et de niveaux des certifications. Il y a certainement des différences entre les cadres des différents pays, qui reflètent, d’une part, les différences entre les composantes des systèmes éducatifs et de formation et, d’autre part, les différences de compréhension d’une structure ou simplement d’une coutume.

Malgré toutes les différences entre les cadres nationaux existants, fonctionnels ou naissants, on peut identifier quelques buts communs:

  • l’établissement des standards nationaux pour les connaissances, les aptitudes et les compétences, surtout dans les conditions où les besoins de certifications au niveau de l’économie nationale et/ou sectorielle sont identifiés et classifiés;
  • la promotion d’une législation de la qualité de l’éducation et de la formation, afin de définir des standards nationaux acceptables;
  • l’élaboration d’un système de coordination et de comparaison des certifications professionnelles, qui leur permette la mise en relation, qui puisse être facilement utilisé par les fournisseurs d’éducation et de formation et surtout par les bénéficiaires finaux, qu’il s’agisse d’employeurs ou d’employés;
  • la promotion et le maintien des procédures concernant l’accès à l’apprentissage, le transfert des résultats de l’apprentissage et le progrès dans le système éducationnel.

Ces quatre objectifs de base montrent qu’un cadre national des certifications professionnelles peut induire une situation toute nouvelle et innovatrice dans le système des certifications, d’autant plus que la plupart de ces cadres semblent vouloir aller au-delà d’une simple classification. Certains d’entre eux peuvent devenir une véritable construction sociale, tant qu’ils sont prêts à devenir la base de certains plans stratégiques pour l’éducation et la formation, des plans qui «rencontrent» les besoins du marché de l’emploi, structurent les opportunités de ceux qui entrent et qui veulent progresser dans la vie professionnelle.


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