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Le cadre des certifications professionnelles – un instrument pour la réforme de l’enseignement supérieur?

 

Author - Sorin Eugen Zaharia, Margareta Simona Patriche


 


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3 Conclusions

Une première conclusion se dégage: ce cadre des certifications professionnelles doit être réalisé en partenariat. Les employeurs doivent formuler leurs demandes, les négocier avec les universités, et ces dernières doivent construire des offres de formations fondées sur ces demandes et sur le rôle que doit remplir la formation universitaire dans la création d’une jeune personne.

Une qualification signifie à la fois les demandes de l’employeur, le curriculum universitaire, les stages en entreprise, la formation postuniversitaire. Il faut donc bien définir les outputs, c’est-à-dire ce que doit connaitre, doit savoir faire et en quelles conditions un jeune diplômé après avoir achevé un programme d’études. Cela signifie un curriculum adéquat, moderne, qui permette même de montrer clairement les acquis de l’étudiant après chaque cours de son programme d’études.

Le programme de formation doit être flexible et doit obligatoirement comprendre des stages en entreprise réalisés en partenariat avec les possibles employeurs. La flexibilité de la formation doit être configuré par l’organisation des programmes d’études en modules et par l’utilisation des moyens modernes d’instruction qui permettent l’usage des méthodes didactiques variées et peuvent assurer même une individualisation des programmes d’études en fonction des exigences et de la capacité des bénéficiaires.

À partir des exigences, il faut concevoir des plans d’enseignement actualisés, différenciés selon les domaines et les niveaux d’études. Il faut tenir compte également du fait que, dans notre société, la validité de ces plans est toujours plus courte et il faut prendre en compte, dans leur élaboration, les exigences du marché, tant des employeurs que des principaux bénéficiaires, les étudiants et leurs parents.

Dès le moment où les jeunes diplômés ne peuvent pas répondre d’une manière adéquate à leur niveau de formation, à ce que les employeurs leurs demandent de faire dans certaines conditions, cela veut dire qu’il y a un problème par rapport au contenu des programmes d’enseignement supérieur, à la gestion et l’organisation de celui-ci. Les signaux doivent être pris en considération pour l’élaboration du cadre des certifications professionnelles et pour l’assurance de son contenu.

Lorsque l’on conçoit les plans d’enseignement, il ne faut absolument pas oublier la concurrence et la compétitivité dans l’enseignement supérieur. Nous devons être conscients que, par notre offre, nous nous assurons ou non, de plus en plus, une place dans le circuit de la formation de la ressource humaine. Nous devons être préparés avec des types de curriculum possibles à fournir «in situ» ou à distance, au siège de base de l’université ou dans les filiales délocalisées, mais avec toujours le même soucis de qualité dans les mêmes paramètres de qualité et avec les mêmes résultats, c’est-à-dire en fournissant une certification par des programmes d’études similaires.

Par conséquent, en ce qui concerne les acquis, un rôle important est joué par le curriculum universitaire. Celui-ci doit être actualisé, modernisé et doit correspondre tout à fait à la certification que nous voulons assurer par ce programme et préparé à être transmis par différents moyens didactiques.

Le curriculum doit être compatible avec celle des autres partenaires du circuit de formation qui peuvent contribuer à la réalisation d’une certification professionnelle. Ainsi, il est clair qu’un retard dans l’actualisation du curriculum signifie une possible exclusion du circuit et encore plus pour l’université.

Le cadre des certifications professionnelles, de par la définition des certifications sur la base de certains descripteurs communs, devient un instrument de compatibilisation entre la demande et l’offre. Il mesure les résultats d’un programme d’études d’aprés ce qu’un jeune diplômé sait faire après l’avoir achevé; des résultats qui sont pratiquement mesurés de l’extérieur et constituent ainsi une évaluation objective de la modalité de formation de l’université. Il faut arriver a comprendre précisément en quoi chaque cours a contribué à la construction d’une certification, la valeur ajouté et contribué á éliminer les parallélismes ou les reprises inutiles.

Une compétence adéquate nécessite un programme d’études varié, basé sur la nouveauté et la diversité, sur la transmission de la science créée vers les structures qui contribuent à sa formation. Elle génère donc un changement à l’intérieur des établissements d’enseignement supérieur, dans l’attitude du cadre universitaire envers la formation et la recherche et envers l’interaction avec l’environnement économique et social.

Voilà pourquoi le cadre des certifications professionnelles peut être un instrument de réforme.


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